La résilience chez les plus vulnérables au Rwanda

Projet finalisé

Pays : Rwanda [voir la carte]

Commanditaire :

Durée : [ - 2014]

Rubrique : Coopération internationale

Militery Ngamata Olivier (2014). Thèse de doctorat, Université de Liège, Gembloux Agro-Bio Tech, 160 pages, 28 tableaux, 20 figures, 2 cartes et 3 photos.

Résumé :

Après la tragédie du génocide perpétré contre les Tutsi en 1994, le gouvernement du Rwanda a élaboré et mis en œuvre différents régimes et interventions dans le secteur de la protection sociale afin de réduire la pauvreté de la population vulnérable et d'atteindre les objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Les interventions en matière de protection sociale des personnes pauvres sont considérées comme des moyens de contribution à la croissance économique, à l’intégration des personnes sur le marché du travail, à l’amélioration du développement humain grâce à un meilleur accès à la santé et à l’éducation, et à la réduction de la pauvreté.
Après avoir présenté le contexte et la justification de la recherche ainsi que la méthodologie de collecte des données, ce travail s’est penché, en premier lieu, sur la conceptualisation de la résilience ainsi que sur les concepts connexes. Deuxièmement, elle analyse l’impact de trois programmes de protection développés sur la réduction de la pauvreté des bénéficiaires. Ces programmes comprennent le FARG qui appuie les rescapés du génocide dans le domaine de la scolarisation, de l’accès au logement, aux soins de santé et au financement des activités génératrices de revenus. Le second programme est l’Ubudehe-VUP-2020, qui soutient les ménages les plus pauvres par des transferts financiers directs, la création d’emplois, et l’accès aux services financiers. Un autre programme, nommé « Girinka », a contribué à l'amélioration alimentaire, aux moyens de subsistance et à la fertilité du sol en fournissant une vache laitière aux familles pauvres.
Troisièmement, cette recherche évalue les réalisations de l’association des veuves rescapées du génocide-Agahozo (AVEGA), considérée comme un important « tuteur de résilience ». L’AVEGA s’occupe non seulement des aspects psychiques liés aux drames vécus, mais aussi de la promotion et du développement des activités économiques susceptibles de procurer aux veuves un revenu leur permettant la réinsertion dans la société, tant sur le plan économique que social. C’est ainsi que l’AVEGA mobilise toute une série d’acteurs afin d’aider les veuves à mettre en place des activités génératrices de revenus. Des enquêtes organisées auprès des veuves du génocide ont ciblé en dernier lieu, les plus résilientes. Ces dernières ont eu des appuis, au départ des PPS et de l’AVEGA, pour initier les activités génératrices de revenus. Parmi les activités développées figurent le plus souvent l’agriculture, l’élevage et le commerce.
Globalement, les veuves du génocide enquêtées affichent une appréciation positive envers les appuis des PPS et de l’association AVEGA.

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