Commercialisation des produits vivriers paysans dans le Bas-Congo (R.D. Congo) : contraintes et stratégies des acteurs

Projet finalisé

Pays : République démocratique du Congo [voir la carte]

Commanditaire :

Durée : [ - 2012]

Rubrique : Coopération internationale

Mpanzu Balomba, Patience (2012). Thèse de doctorat. Université de Liège, Gembloux Agro-Bio Tech.

213 p., 35 tabl., 31 fig. et 5 cartes

Résumé : 

Les résultats de cette étude révèlent que la commercialisation des principaux produits vivriers du Bas-Congo (manioc, plantain, maïs, haricot et arachide) fait face à de nombreuses contraintes. En effet, les marchés vivriers du Bas-Congo sont caractérisés par des infrastructures inadéquates (transport, stockage et transformation), des unités de vente non standardisées, des problèmes d’information sur le marché, un fonctionnement informel, un grand nombre d’intermédiaires et des tracasseries sur les routes et les marchés. Dans les campagnes, les paysans parcourent en moyenne 8 km à pied pour vendre leur petit surplus agricole dans les marchés ruraux. Les contraintes financières poussent souvent les grossistes à recourir à certains acteurs de la filière pour financer le paiement des frais commerciaux en leur cédant, en contrepartie, le droit de vente exclusif sur leurs produits vivriers. Ces contraintes ont pour conséquences notamment des coûts de transaction élevés au niveau des grossistes dont le plus important est le transport qui représente 46 à 61% du total de ces coûts, des marges de gros importantes (45 à 68 % du prix de gros), etc. L’étude montre aussi une absence d’intégration spatiale entre les marchés de Kimpese (Bas-Congo) et de Kinshasa. Les acteurs des marchés vivriers s’adaptent en développant des stratégies afin d’atténuer les impacts de ces contraintes et d’assurer le maintien des activités de production et de commercialisation.

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