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C’est une période qui chamboule nos activités mais la vie végétale, elle, est dans sa période de plein essor. Voyons donc ce que donne (virtuellement) la terrasse deux ans après le semis.

Le soleil est bien présent en ce vendredi 8 mai. Nous apercevons au travers de la cafétaria les deux parcelles aromatiques qui pour l’instant nous laissent voir que les quelques fragments d’orpins semés il y a deux ans ont bien colonisés l’espace. L’orpin blanc (ou Sedum album), avec sa coloration trompeuse rouge de ses feuilles, est en tête. Les massifs de fleurs jaunes sont celles de l’orpin acre (Sedum acre). Plus haut que les deux autres espèces d’orpins, l’orpin des rochers (Sedum rupestre) n’est pas encore en fleur. Quelques plants de vipérines (fleurs mauves-bleus) sont partiellement en fleurs. Mais la suite semble en approche pour juin.

Avançons vers le fond de la terrasse. Ces deux parcelles visiblement très différentes ont subi le même semis. Elles se différencient par leur profondeur. En avant plan, la parcelle simule des conditions très extrêmes avec un sol très drainant et peu profond. En milieu de plan, la profondeur est double. Le résultat est assez clair. Les conditions de la parcelle peu profonde laisse peu de possibilité pour la végétation. Même si quelques individus de graminées, orpins ou coquelicots sont présents, cela reste trop contraignant pour assurer un couvert végétal. Précisons qu’aucune irrigation en plus de la pluie n’est utilisée sur cette terrasse.

Par contre les conditions de la parcelle profonde, située derrière sur la photos, ne sont peut être pas idéale pour une forêt tropicale luxuriante mais bénéficie d’un petit succès auprès des pollinisateurs. Ce sont les vipérines, reine des milieux secs, qui les attire. En plus, ses fleurs sont très jolies.

Au fond de la terrasse, juste au dessus de l’avenue de la Faculté, une prairie fleurie. Cette parcelle est fauchée une fois tous les deux ans pour éviter une trop grande accumulation de matière organique sur la toiture. Cette fauche permet aussi de conserver la dynamique des espèces végétales qui s’y trouvent. Ici, c’est donc plutôt l’image des paysages agricoles qu’elle nous rappelle avec le coquelicot, le lotier corniculé et les carottes sauvages en train de monter en fleurs dans une masse de graminées. Une belle dynamique qui apportera son nouveau lot de couleur pour le mois de juin.

Une prairie fleurie sur une toiture.

Cette innovation dans le domaine de la biodiversité urbaine continue d’être suivie et ouvre la porte à de nouveaux projets qu’ils soient scientifiques ou appliqués. C’est le cas pour Lucie Rivière, doctorante à l’Unité Biodiversité et Paysage. Elle réalise sa thèse sur le fonctionnement des toitures végétales extensives et ses intérêts pour répondre à nos besoins, notamment le cycle de l’eau et la valorisation des inertes venant de nos parcs à container. C’est au travers de tests en conditions semi-contrôlées qu’elle répond à ces questions.

Coté appliqué, c’est le projet MURVERT qui fera bientôt l’objet d’un article qui est en cours. En attendant, jetez un œil sur cet interview dans le Daily Science!

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