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Que se passe-t-il à l’arrière du Centre de Recherche TERRA ?

Depuis ce mois d’avril 2019, les curieux ont pu constater que des bacs bleus ont été alignés sur un lit de graviers entre le Centre de Recherche TERRA et les grandes serres. Ces structures ont évidemment un but bien identifié mais quel est-il ?

D’abord spécialisée dans la gestion des milieux naturels, l’Unité Biodiversité et Paysage a entrepris depuis dix ans des collaborations successives avec le secteur public et privé, notamment les carrières, qui ont mis en avant une réelle préoccupation de la nature de la part des différents domaines d’activités (cf. LifeInQuarriesBiolandscape). Depuis cinq ans, l’Unité BP a ouvert un nouveau champ de force pour étudier et comprendre comment valoriser la biodiversité dans les milieux où l’on l’attend le moins, plus précisément, les milieux anthropisés.

 

Le milieu urbain n’est pas complètement antagoniste à la biodiversité

Le milieu urbain représente par excellence un milieu anthropisé. Caractérisé majoritairement par des conditions environnementales antagonistes à la faune et la flore natives, celui-ci supporte pourtant certains processus écologiques analogues à des milieux naturels. Les toitures végétales sont notamment des infrastructures nouvelles et innovantes qui répondent à des exigences environnementale et durables. Elles ressemblent également de manière structurelle à des milieux naturels connus, voire à grands intérêts en Belgique. Ces observations validées par un consortium scientifique se basent sur des caractéristiques structurelles et les processus biologiques liés restent des comparaisons théoriques et relativement peu testés expérimentalement. Les principes de base de l’écologie sont un atout pour comprendre les mécanismes biologiques et les interactions avec leur milieu dans de nouveaux contextes.
Chaque espèce végétale colonisant un milieu naturel a un comportement bien défini qui se situe entre trois pôles (Triangle de Grime). Une espèce capable de capter les ressources en absence de perturbation et de stress est dite « Compétitive ». Une espèce spécialisée à un milieu non fertile et tolérant ces conditions est dite « Stress-tolérante ». Une espèce favorisée par des perturbations fortes en absence d’autre stress nutritif et de compétition est dite « Rudérale ». Partant d’un milieu perturbé, la dynamique de succession démarre par une colonisation des espèces dites « rudérales » qui crée une litière nutritive, favorable aux espèces dites « compétitives » et le niveau de stress du milieu définit à long terme les espèces dites « stress-tolérantes ». Une déclinaison de comportements et de stratégies intermédiaires entre les trois pôles est évidemment possible.
Identifier à quel point le milieu urbain peut soutenir la biodiversité est donc primordial vu les défis liés à la cohésion entre l’homme et la nature. Dans ce cadre, les toitures végétales offrent un cadre expérimentale d’excellence pour comprendre comment les espèces végétales de comportement différents (C, S, R) s’assemblent et se succèdent à court et long terme pour créer des écosystèmes autoportants. Ces infrastructures, plus

 

Revenons donc à ces mystérieux bacs

Cette parcelle de 32 bacs constitue donc un dispositif expérimental simulant des conditions environnementales en partie retrouvées sur des toitures végétales. Ce test est mené rigoureusement par Sophie Meeus, doctorante à l’unité BP. L’objectif est d’identifier à partir d’un mélange identique et constitué du même nombre d’espèce végétale au comportement C, S, R ou CSR la dynamique de la communauté établie sur des profondeurs de toitures végétales distinctes. La réponse sera évaluée à l’échelle des individus et des espèces sur plusieurs années pour mettre en avant les processus écologiques principaux et définir les communautés végétales les plus appropriées.
L’étude étant relativement jeune, Sophie vient de semer le mélange et attend maintenant le climat propice à la levée de ces jardinières d’espèces sauvages.

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