L’Unité de recherche facultaire BIOSE (Ingénierie des bio-systèmes) fédère un ensemble d’équipes (axes) menant leur recherche dans le domaine de la gestion durable des espaces naturels et anthropisés. L’ensemble des activités menées s’inscrit dans une logique conceptuelle : Mesurer, Quantifier, Modéliser – Comprendre et Interpréter – Gérer et Valoriser.

Les thématiques développées concernent deux grands ensembles complémentaires :

  • La caractérisation des propriétés et des flux physico-chimique dans les systèmes sol-eau-plante aux différentes échelles d’organisation depuis la relation plante sol jusqu’aux paysages.
    Spécifiquement, cette thématique aborde de façon intégrée :

    • L’étude des échanges de gaz trace (GES, H2O, COVB) entre systèmes agricoles ou forestiers et l’atmosphère et de leur réponse au climat et à la gestion des écosystèmes, basée sur un réseau européen d’observatoires terrestres (iCOS), d’une ferme expérimentale et d’un Ecotron ;
    • L’étude intégrée des cycles de l’eau, des éléments majeurs (C, N, P, Si, Fe, …) et traces métalliques (ETM) en vue de mieux comprendre les flux d’eau et de solutés dans le sol et les plantes. Ce thème comprend l’analyse fine de la structure des sols (hétérogénéité, anisotropie, fonctions) et des interactions entre la pédosphère et les milieux biophysiques et humains (mobilité, biodisponibilité); la modélisation et la prédiction prévision des effets des changements globaux sur les systèmes hydrologiques et biogéochimiques ; la maîtrise durable des usages de l’eau dans les systèmes sol-plante et la conception de solutions de remédiation des sols.  Cette démarche est à la base, notamment, de systèmes d’aide à la décision et de technologies robotisées.
  • La caractérisation quantitative et qualitative des éléments constitutifs des systèmes naturels et en voie d’anthropisation, de leur évolution (monitoring) et de leur dynamique (processus) en regard des changements globaux, des pressions anthropiques croissantes (urbanisation, déforestation, érosion de la biodiversité) et des services écosystémiques qu’ils fournissent. Les échelles vont de l’espèce au paysage. Cette thématique conduit au développement de modèles de gestion multifonctionnelle et participative portant sur les écosystèmes peu anthropisés (forestiers et non forestiers) impliquant la protection, le maintien, l’exploitation durable ou la restauration de ces milieux et des espèces végétales et animales qui les occupent ainsi qu’à une meilleure connaissance des contraintes biotiques et abiotiques des milieux fortement anthropisés (urbain et périurbain)  pour développer des systèmes de gestion d’infrastructure vertes pourvoyeuses de services écosystèmiques.

 

Les axes de recherche BIOSE