Le bioingénieur Chimie et bio-industries est un professionnel polyvalent actif dans le secteur de la chimie et de la biotechnologie ainsi que dans le secteur des sciences et de la technologie des aliments. Ces diplômés ont également la capacité professionnelle de s’investir dans le domaine de la chimie des molécules biologiques ainsi que de maîtriser les concepts et les outils des biotechnologies appliquées aux domaines de l’alimentation, de la santé, de l’environnement et des bio-industries. Le master bioingénieur Chimie et bio-industries aborde les domaines essentiels de la transformation et de la valorisation industrielle de la matière vivante végétale, animale et microbienne.

Les compétences

La formation comporte des modules de cours communs, visant l’acquisition d’un socle de compétences associant trois disciplines scientifiques majeures :

  • La chimie : chimie organique, chimie analytique, chimie biologique, chimie physique, biochimie, physico-chimie des systèmes alimentaires ;
  • La biologie : biologie moléculaire, génétique, microbiologie, physiologie, immunologie, génie génétique, hygiène alimentaire, bio-informatique ;
  • Les sciences et techniques de l’ingénieur : génie industriel alimentaire, génie des procédés chimiques industriels, gestion de la qualité, logistique industrielle, science des aliments, thermodynamique appliquée aux procédés des industries alimentaires, processus unitaires, technologie des industries alimentaires, statistique appliquée, informatique et algorithmique.

Les compétences de ces diplômés s’exercent dans de nombreux domaines :

  • La recherche fondamentale relative aux molécules du vivant : étudier les molécules de la vie de façon à découvrir les lois fondamentales régissant le monde vivant et son fonctionnement en vue d’en percevoir les potentialités et les limites d’application, de modification ou d’amélioration ;
  • L’analyse : mettre en oeuvre les techniques d’analyses chimique, physicochimique et biologique les plus adéquates pour identifier, caractériser ou quantifier les molécules dans des systèmes souvent complexes ;
  • L’innovation : faire le choix raisonné et réfléchi de certaines molécules ou micro-organismes ou de la mise en place de processus technologiques nouveaux pour en permettre une application ;
  • La production : par exemple, exploiter les mécanismes biologiques dans un bioréacteur pour l’obtention de vaccins, de produits d’usage pharmaceutique, cosmétique ou agrochimique, d’enzymes, etc. ; s’occuper de l’eau, ainsi que de la fabrication de produits industriels à base d’ eau , etc. ;
  • La valorisation : préparer, transformer, traiter et conditionner des aliments, des plus classiques aux plus sophistiqués (“aliments fonctionnels”) ; développer de nouveaux débouchés comme le recyclage, l’usage non-alimentaire des productions agronomiques, l’énergie verte à partir de déchets organiques, etc. ;
  • Le contrôle : veiller, notamment, à assurer la mise sur le marché de produits alimentaires répondant aux normes de sécurité alimentaire, en mettant en place les systèmes préventifs les plus appropriés de gestion de la qualité (normes ISO, systèmes HACCP, traçabilité, certification, etc.).

 

L’étudiant pourra approfondir sa formation dans les secteurs suivants :

  • Chimie et biotechnologie : acquisition des connaissances scientifiques et techniques dans le domaine de la chimie des molécules biologiques et du fonctionnement cellulaire et maîtrise des concepts et des outils des biotechnologies pour des applications classiques ou innovatrices dans les domaines de l’alimentation, de la santé, de l’environnement et des bio-industries ;
  • Sciences et technologie des aliments : intégration des connaissances scientifiques et des développements technologiques afin de garantir la sécurité et la qualité des aliments selon les attentes des consommateurs (goût, impact sur la santé, praticité) lors des traitements de transformation, de conservation et de distribution ;
  • Technologies de l’eau : intégration des connaissances scientifiques et des développements technologiques dans le domaine de la chimie de l’eau et du traitement industriel de celle-ci et la maîtrise des problématiques liées à la gestion de l’eau, comme sa potabilisation, sa préparation ainsi que son épuration.

Les débouchés

Le master bioingénieur Chimie et bio-industries débouche sur un large éventail d’emplois dans des domaines porteurs comme ceux de la chimie et des biotechnologies, de l’industrie alimentaire et du binôme environnement-énergie.

Les diplômés peuvent prétendre participer au développement des pôles de compétitivité Agro-industrie (Wagralim), Santé (BioWin), Technologies environnementales (GreenWin) ainsi qu’au développement de technologies clés pour la Wallonie, au travers de la Fédération des industries chimiques et des sciences de la vie et de la Fédération de l’industrie alimentaire :

  • La spécialisation Chimie et biotechnologie conduit à des emplois de cadres qualifiés dans des secteurs qui recherchent des ingénieurs polyvalents à forte compétence scientifique : la recherche publique ou privée, les services (administrations, banques, cabinets conseils, bio-informatique, laboratoires d’analyses chimiques et biologiques), les bio-industries, la chimie fine des médicaments, des cosmétiques, des produits phytopharmaceutiques et le secteur de l’environnement.
  • La spécialisation Sciences et technologie des aliments conduit à des métiers très diversifiés dans les entreprises alimentaires : production et logistique, recherche/développement, gestion de la qualité, technico-commercial, direction, etc.
  • La spécialisation Technologies de l’eau offre des débouchés tant dans la recherche que dans le secteur public et les entreprises. Elle destine ses diplômés à toutes les activités de production et de contrôle de l’eau potable ou industrielle, de gestion de l’eau dans les industries chimiques alimentaires, biopharmaceutiques, cosmétiques, d’épuration des eaux usées, de protection de la qualité des eaux dans l’environnement.

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