Contribution au développement durable des zones de parcours au Maroc. Modèles de contrôle optima de la mise en culture des parcours et du surpâturage

Projet finalisé

Pays : Maroc [voir la carte]

Commanditaire :

Durée : [ - 2000]

Rubrique : Coopération internationale

Allali Khalil (2000). Thèse de doctorat. Gembloux, Belgique, Faculté Universitaire des Sciences Agronomiques

257 pages, 40 tableaux et 56 figures

Résumé : Au Maroc, la pression sur les zones de parcours s'est aggravée au cours des deux dernières décennies et les systèmes pastoraux se trouvent de plus en plus menacés. Les origines de cette dynamique régressive sont l'extension incontrôlée des cultures au détriment des meilleurs pâturages et la dégradation de la production fourragère à cause du surpâturage. Dans la recherche d'une nouvelle cohérence entre les activités de production agricole et la préservation des zones de parcours, le contrôle et la planification à long terme de l'utilisation de la ressource terre devraient jouer un rôle majeur. La réalisation de ces objectifs nécessite aussi un changement considérable de son mode d'exploitation. La complexité de ce problème impose une modélisation, approche indispensable pour appréhender les interactions dynamiques entre les décisions des usagers et les multiples contraintes techniques, économiques et environnementales. Deux modèles dynamiques de contrôle optimal, basés sur la méthode du principe de maximum, sont construits et testés aux niveaux national et régional. Le modèle de contrôle optimal de la mise en culture des parcours, appliqué à l'échelle nationale et au niveau de la région de Tadla, a permis de reproduire les conditions technico-économiques d'allocation de la ressource terre entre les deux activités (agriculture et élevage pastoral), de déterminer le niveau optimal de la superficie des parcours, et d'en simuler les variations en fonction des différents instruments de la politique économique. Le modèle de contrôle optimal de la charge animale, testé au niveau des deux zones pastorales de l'Oriental et du Moyen Atlas, a permis de définir les conditions optimales d'exploitation des ressources fourragères, principalement la charge animale optimale et l'état d'équilibre du disponible fourrager, et de montrer l'intérêt de la démarche bio-économique pour évaluer les effets de différents paramètres, économiques et climatiques, intervenant dans le processus de gestion. Les résultats dégagés par les deux modèles ont permis de proposer certaines mesures en vue de créer un environnement économique favorable à la conservation des zones de parcours et de promouvoir une gestion rationnelle des ressources fourragères.

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