| Le tourisme : une opportunité de développement rural |
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Un tourisme wallon essentiellement ruralPlus de trois quart du territoire wallon sont constitués de surfaces agricoles, de bois et forêts. L’espace wallon est dès lors essentiellement rural et donne de facto au tourisme son caractère dominant. Pour cette raison, la notion de tourisme rural ne se restreint pas à celle de l’agritourisme ou tourisme à la ferme. Le tourisme rural wallon présente en effet des produits et des équipements aussi nombreux que diversifiés : tourisme actif, culturel, environnemental ou écotourisme, le tourisme de découverte des cultures locales ainsi que le tourisme du terroir, destiné à regrouper sous cette appellation les produits authentiques que constituent le gîte, les activités et la table, offerts par l’habitant [Jurdant, 2004]. Un contexte propice à son expansionFace à un phénomène de réduction de la population agricole wallonne, un milieu rural wallon qui est en profonde mutation démographique, sociale, économique et environnementale et une prise de conscience croissante de valoriser le potentiel environnemental, le tourisme semble être un véritable levier pour parvenir à un mieux-vivre ensemble dans une Wallonie rurale qui perd ses spécificités et sa cohésion sociale [Lechien, 2002 ; FRW, 2004]. Une attractivité croissante pour la campagneLa Fondation Rurale de Wallonie (2006) a relevé une demande de plus en plus forte de la société en général pour que le milieu rural wallon remplisse une fonction culturelle et de loisirs. L’attractivité de la campagne se nourrit d’une variété de paysages, de cultures, de patrimoines, de savoir-faire et de traditions. Le tourisme rural permet de satisfaire le besoin d’émotions et la demande d’espaces d’évasion, ouverts à la pratique d’une large gamme d’activités ludiques, sportives et culturelles. La découverte des territoires ruraux et de leurs richesses plaît également pour des raisons de proximité et de détente. Des freins à sa croissanceCependant, même si le tourisme représente un facteur de reconversion économique et permet d’ouvrir le monde rural au monde extérieur et cultiver les spécificités locales, facteurs d’identité et de cohésion sociale, celui-ci est soumis à plusieurs éléments qui freinent son développement. En effet, le patrimoine naturel et bâti est compromis dans de nombreux endroits par la croissance démographique et par certaines activités économiques [FRW, 2006]. Si le tourisme est source de retombées positives, il faut cependant reconnaître qu’il peut entraîner des problèmes tels que la pression foncière et l’exclusion de populations locales. En outre, la pratique d’activités de loisirs, surtout dans les sites naturels, peut occasionner des dommages à l’environnement. Certaines formes de tourisme diffus mal intégrées (équipements ou logements mal localisés) peuvent également porter préjudice à l’harmonie d’un village [SDER, site consulté en 2006]. En outre, pour certaines catégories sociales vivant à la campagne, les distances constituent un handicap à la pratique culturelle, et les préoccupations environnementales demandent de réduire les déplacements individuels en voiture [FRW, 2004]. On peut également citer les problèmes persistants des campings-caravanings, qui trop souvent ont pris un caractère permanent et dont certains sont localisés dans des zones inondables. De plus, dans les villages de vacances, il est parfois difficile de rentabiliser les équipements (restaurant, bar, piscine) car les clients se cantonnent de plus en plus à une simple location [SDER, site consulté en 2006]. Finalement, la réduction de la durée des séjours, l’accroissement du tourisme d’un jour et l’évolution des attentes des touristes ainsi que le développement rapide de destination concurrentes obligent à accroître la compétitivité. D’autre part, la qualité est également nécessaire lorsque la pression démographique est forte afin d’éviter les excès. Un professionnalisme accru est donc nécessaire pour améliorer notamment l’intégration et la promotion de l’offre touristique [SDER, site consulté en 2006]. Références bibliographiquesbelges :
étrangères :
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