Les communes hors régions urbaines PDF Imprimer Email

Les communes rurales en croissance

comptent 35 communes soit 13% des communes wallonnes et se caractérisent comme suit :

Indices de ruralité :

Elles ont une densité de population inférieure à 150 hab./km², de l'ordre de 100 hab./km². L'habitat est concentré : 90% de la population réside dans des secteurs statistiques où la densité de population est supérieure à 150 hab./km². Ces secteurs statistiques couvrent seulement 5% du territoire. La part du territoire urbanisé s’élève, en moyenne, à 6%.

Critères de différenciation intra-rural :

Ces communes se caractérisent par une augmentation de la population en 20 ans quatre fois supérieure à la moyenne de la Région wallonne. L'extension relative du bâti représente 78% par rapport à la situation de 1980. Ces communes se caractérisent surtout par des indices indiquant une population jeune. Le coefficient de sénilité ne vaut que 69% ce qui est faible par rapport à la moyenne régionale qui atteint 85%. Le solde naturel cumulé relatif est nettement positif.

Localisation :

On retrouve la plupart de ces communes le long de l'axe Namur–Bastogne–Arlon ce qui correspond au noyau 8. Quelques communes isolées se répartissent dans les autres noyaux comme au nord-est du noyau 3 (Mettet, Onhaye et Philippeville) et à l'ouest du noyau 7 (Marchin, Clavier et Ouffet) qui constitue en quelque sorte le prolongement du noyau 8 vers le centre de la Région. On les rencontre également sur le pourtour du noyau 6 (Walhain, Beauvechain, Genappe, La Bruyère et Fernelmont) et au centre du noyau 2 (Donceel, Geer et Verlaine) ainsi qu'au nord du noyau 4 (Butgenbach et Waimes).

Situation socio-économique :

Quelques communes se démarquent des autres communes rurales en croissance par une situation socio-économique très favorable. Citons les communes de Donceel et Verlaine dans le noyau 2, les communes de Walhain, Beauvechain, La Bruyère et Genappe dans le noyau 6 et les communes d'Assesse, Arlon et Saint-Léger dans le noyau 8.

Les communes rurales à très forte croissance

ne rassemblent que six communes qui représentent les cas extrêmes du type précédent en termes de croissance au sens de cette analyse. Il s'agit des communes de Nandrin, Jalhay, Somme-Leuze, Etalle, Attert et Chastre.

Indices de ruralité :

La densité de population est très faible, autour de 60 hab./km², pour quatre de ces communes. Elle reste inférieure à 150 hab./km² dans la commune de Nandrin mais atteint, en 1999, une densité de 204 hab./km² dans la commune de Chastre alors qu'elle était inférieure à 150 hab./km² en 1980. La concentration de l'habitat se marque davantage dans les trois communes de Nandrin, Jalhay et Somme-Leuze que dans les 3 communes d'Etalle, Attert et Chastre qui marquent une tendance à la dispersion de l'habitat. Les superficies urbanisées s’étendent sur 6% du territoire communal.

Critères de différenciation intra-rural :

Ces communes se singularisent surtout par un accroissement relatif de la population au cours des 20 dernières années compris entre 30 et 60%. De même, la superficie bâtie a été multipliée par 2 voire par 2,5 en 20 ans. Les indices indiquant le caractère jeune de la population sont encore plus manifestes que dans le type précédent. L'indice de sénilité est compris entre 50 et 60%. Le nombre de naissances est nettement supérieur au nombre de décès.

Localisation :

La moitié des communes rurales à très forte croissance se retrouve dans le noyau nommé Route des Ardennes (Somme-Leuze au nord, Attert et Etalle au sud). Les communes de Nandrin et Jalhay font partie du noyau nommé Porte des Ardennes. La commune de Chastre se trouve dans l'Est de la région brabançonne.

Situation socio-économique :

Deux tiers des communes rurales à très forte croissance présentent une situation socio-économique parmi les plus favorables. Il s'agit de la commune de Chastre, des communes de Nandrin et Jalhay et de la commune d'Attert.

Le type qui rassemble les communes rurales à croissance modérée

compte trente-deux communes soit 12% des communes wallonnes. Il constitue le pendant plus rural du type « Communes rurales ou mixtes à croissance modérée » qui, comme on le verra plus loin, s'accorde moins bien aux indices de ruralité.

Indices de ruralité :

Les communes rurales à croissance modérée ont une densité de population très faible qui s'élève, en moyenne, à 48 hab./km². L'habitat y est concentré : 90% de la population réside dans des secteurs statistiques où la densité est supérieure à 150 hab./km². Ces secteurs statistiques ne couvrent que 5% du territoire de ces communes. En moyenne, la superficie urbanisée n’occupe que 3% du territoire.

Critères de différenciation intra-rural :

Au cours des 2 dernières décennies, la population de ces communes a connu un taux de croissance (7%) équivalent au double de la moyenne régionale mais égal à la moyenne pour les communes autres que les grands centres urbains. Si la croissance démographique peut être qualifiée de modérée, la superficie bâtie a connu, durant la même période, une extension de 91% par rapport à la situation de 1980. La structure par âge de la population, appréhendée à travers l'indice de sénilité, s'apparente à la moyenne régionale. Néanmoins, ces communes se démarquent par un solde naturel positif durant la période considérée. Sur le plan de la dynamique, ces communes suivent la tendance générale de la Région wallonne en ce qui concerne la dynamique démographique et la fonction résidentielle.

Localisation :

Les 32 communes de ce type se répartissent intégralement entre les noyaux 4 et 5 à l'exception des communes de Cerfontaine et Couvin (noyau 3) et de la commune de Havelange (noyau 7).

Situation socio-économique :

Les communes rurales à croissance modérée ne comportent qu'une seule commune figurant parmi celles qui affichent une situation socio-économique particulièrement favorable. Il s'agit de la commune de Trois-Ponts située dans le noyau nommé Haute Ardenne.

Les communes fortement rurales en déclin

regroupent vingt et une communes soit 8% des communes wallonnes. Il résulte de la fusion de deux types formés dans la classification originale. Le premier comprenait 13 communes (variante Sud) tandis que le second en comprenait 8 (variante Ouest). Le critère de différenciation entre ces deux types repose sur le mode de dispersion de l'habitat. La population est concentrée en noyaux d'habitat dans la variante Sud tandis que l'habitat se présente de manière beaucoup plus lâche dans la variante Ouest. Si 90 à 95% de la population se concentre sur 6% du territoire dans le premier type, les secteurs statistiques où la densité de population est supérieure à 150 hab./km² couvrent 9% du territoire et ne rassemblent que 57% de la population dans le second type. Les zones urbanisées couvrent en moyenne 4% de la superficie des communes dans la variante Sud. Cette part s’élève à 6% pour la variante Ouest.

Indices de ruralité :

La densité de population est faible dans ces deux types de communes. Elle s'établit à moins de 50 hab./km² dans la variante Sud à l'exception des communes de Spa et Hélécine et à 90 hab./km² dans la variante Ouest.

Critères de différenciation intra-rural :

Ces deux types de communes se distinguent des autres types par un faible accroissement de la population, de l'ordre de la moyenne régionale voire inférieur. Néanmoins, toutes ces communes présentent des signes de vieillissement de leur population plus accentués que dans les autres types de communes. L'indice de sénilité est supérieur à 100% et le solde naturel cumulé est négatif. L'extension de la superficie bâtie au cours des 20 dernières années est globalement de l'ordre de la moyenne régionale mais plus élevée dans la variante Sud (70%) que dans la variante Ouest (50%).

Localisation :

La majeure partie des communes faisant partie de la variante Ouest se trouve dans le noyau dénommé « Nord de la région hennuyère » mais deux communes du noyau dénommé « Entre-Sambre-et-Meuse » y sont également associées. Les communes de la variante Sud se localisent essentiellement dans le sud-ouest de la Région wallonne, au niveau de la zone frontalière avec la France. Il s'agit de communes périphériques dans les noyaux dénommés « Entre-Sambre-et-Meuse » et « Ardenne ». Un second ensemble de trois communes apparaît dans le noyau dénommé « Haute Ardenne ».

Situation socio-économique :

Une seule commune du type fortement rural en déclin se singularise par une situation socio-économique particulièrement favorable. Il s'agit de la commune d'Hélécine (Est de la région brabançonne).