| Les communes en régions urbaines |
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Les communes rurales ou mixtes à croissance modéréerassemblent cinquante-deux communes soit 20% des communes wallonnes. Ce type constitue le pendant du type « Communes rurales à croissance modérée » en termes de dynamique mais concerne des communes où la densité de population est plus élevée et où les noyaux d'habitat densément peuplés couvrent une partie plus importante du territoire. En moyenne, 9% du territoire de ces communes est urbanisé. Les communes rurales ou mixtes à croissance modérée se localisent principalement dans la moitié nord de la Région wallonne. Indices de ruralité :La densité de population moyenne atteint 180 hab./km² dans les communes rurales ou mixtes à croissance modérée. En fait, les communes formant ce groupe affichent une densité de population comprise entre 100 et 300 hab./km². La superficie des secteurs statistiques où la densité de population est supérieure à 150 hab./km² représente, en moyenne, 15% du territoire communal et regroupe 85% de la population de ces communes.Critères de différenciation :Ces cinquante-deux communes présentent un niveau d'accroissement de la population en 20 ans de l'ordre de 7%. Ce niveau est supérieur à la moyenne obtenue pour l'ensemble de la Région wallonne mais représente la moyenne pour les communes autres que les grands centres urbains. La structure par âges de la population, appréhendée à travers l'indice de sénilité, est similaire dans toutes ces communes et s'élève à 85%, valeur de l'ordre de la moyenne pour la Région wallonne. On note également une augmentation de la superficie bâtie au cours des 20 années considérées qui correspond à la moyenne de la Région wallonne. Ces communes suivent donc la tendance générale de la Région wallonne en ce qui concerne la dynamique démographique et le développement de la fonction résidentielle.Localisation :Les communes rurales ou mixtes à croissance modérée se répartissent de part et d'autre du sillon industriel wallon dans sa partie ouest ainsi qu'au nord de la partie est. Ces communes se retrouvent à 80% dans les noyaux dénommés Nord de la région hennuyère, Hesbaye liégeoise et Entre-Sambre-et-Meuse : elles forment la majeure partie des noyaux Nord de la région hennuyère et Hesbaye liégeoise et environ le moitié du noyau Entre-Sambre-et-Meuse dont le caractère mixte a été signalé.Situation socio-économique :Quelques communes rurales ou mixte à croissance modérée figurent parmi les communes les plus favorisées sur le plan socio-économique. On y trouve les communes d'Enghien, Braine-le-Comte, Pont-à-Celles, Les-Bons-Villers et Nivelles (Nord de la région hennuyère), les communes de Crisnée, Awans, Fexhe-le-Haut-Clocher, Faimes, Wanze et Remicourt (Hesbaye liégeoise), les communes de Gerpinnes, Ham-sur-Heure – Nalinne et Thuin (Entre-Sambre-et-Meuse), la commune d'Eupen (Porte des Ardennes) et la commune de Gembloux (Est de la région brabançonne). Les communes rurales ou mixtes à forte croissancecorrespondent à deux types de la classification d'origine (types a & b) qui comptent, respectivement, dix-neuf et dix-huit communes et représentent ainsi 14% des communes wallonnes. Indices de ruralité :La densité de population est inférieure à 150 hab./km². La forte croissance démographique enregistrée dans ces communes au cours des 20 dernières années a porté les densités de population moyennes de 90 à 110 hab./km² dans le type (b) et de 110 à 130 hab./km² dans le type (a). La population est globalement concentrée en noyaux d'habitat mais le mode d'organisation de l'habitat permet de différencier ces deux types de communes. Dans le type (b), la population est plus concentrée. Les secteurs statistiques où la densité de population est supérieure à 150 hab./km² couvrent 10% du territoire dans les deux types de communes mais rassemblent 90% de la population dans le type (b) contre 70% dans le type (a). La part de la superficie communale qui est urbanisée s’élève, en moyenne, à 7%. Critère de différenciation intra-rural :Comme mentionné plus haut, les communes de ces deux types ont connu une forte croissance démographique au cours des 20 dernières années. Ces communes ont vu leur population augmenter d'un cinquième voire d'un quart en 20 ans. L'accroissement de la superficie bâtie s'élève, sur la même période, à 80%. Celle-ci a donc presque doublé. La structure par âge de la population montre quelques divergences entre les types (a) et (b). Si le flux migratoire positif forme l'essentiel de la croissance démographique dans ces deux groupes de communes, son rôle est plus modeste dans les communes du type (a) qui présentent un solde naturel positif alors qu'il est quasi nul dans les communes du type (b). L'examen des indices de sénilité tend également à montrer que la population est plus jeune dans les communes du type (a) que dans les communes du type (b). L'indice de sénilité dans le type (a) vaut 69% tandis qu'il atteint 84% dans le type (b) soit le même niveau que la moyenne régionale. Localisation :Les communes du type (b) se retrouvent dans les noyaux 6 et 7. Les communes du type (a) sont essentiellement localisées dans le noyau 7. Ils complètent ainsi avec les communes du type rural ou mixte à croissance modérée la carte des noyaux situés de part et d'autre du sillon industriel wallon. Le type (a) comporte en outre un groupe de quatre communes répertoriées dans le noyau 1. Il s'agit des communes de Silly, Jurbise, Ittre et Seneffe. Situation socio-économique :Bon nombre de communes rurales ou mixtes à forte croissance se démarquent par une situation socio-économique des plus favorables au niveau régional. Les communes du type (b) qui forment par ailleurs la majeure partie du noyau 6 sont des communes privilégiées sur ce plan. En ce qui concerne le type (a), on retrouve, parmi les communes à niveau socio-économique élevé, les communes de Silly, Jurbise, et Ittre dans le noyau 1, les communes de Dalhem, Thimister-Clermont, Theux, Sprimont et Olne dans le noyau 7 et la commune d'Yvoir dans le noyau 8. |
















