| L'entrepreneuriat rural en Région wallonne |
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L’approche développée prend appui, dans un premier temps, sur la nécessité de mettre en œuvre des actions participant à la revitalisation et au développement socio-économique des zones rurales. A partir d’une analyse bibliographique, de nombreuses hypothèses de base sont posées et il est apparu qu’un des vecteurs semblant pouvoir répondre à cette attente est celui des Très Petites Entreprises (TPE).
Un état des lieux de la situation actuelle du positionnement des petits entrepreneurs wallons mérite donc d’être dressé. Cet état de lieux vise à promouvoir l’importance des nombreux services offerts par ces entreprises vis-à-vis du dynamisme rural, dégager des pistes d’intervention pouvant inciter à la création d’entreprises en zones rurales et dresser le profil de l’entrepreneur; l’entrepreneurship étant largement tributaire de ses propres caractéristiques.
Pour ce faire, des entrepreneurs ont répondu à nos questions par le biais de contacts de terrain. Leurs témoignages ont ensuite été confrontés à l’opinion d’autres acteurs du monde rural au travers d’ateliers de travail organisés au sein des communes préalablement sélectionnées pour cette étude.
Les questions de recherche auxquelles cette étude tentera de répondre concernent les motivations à s'implanter en zone rurale, elles tentent également de déterminer si les infrastructures et services locaux disponibles en milieu rural sont propices à l'installation des TPE et si les ressources endogènes du milieu rural conditionnent leur installation. Les interactions locales entre la TPE et les différents acteurs du milieu rural sont également étudiées
1. Les hypothèses de base se vérifient ...
... Les TPE créent de l'emploi
68% des TPE offrent des services et/ou produits variés. La variété est souvent indispensable à la pérennité de l’entreprise : équilibre en cas d’activité infructueuse et d’essais innovants, échelonnement d’activités saisonnières, mais aussi, c’est parfois un mode de vie recherché pour le rythme de travail que la diversité des tâches implique.
Elles utilisent les talents et la créativité des personnes
Elles permettent l’exploitation des ressources locales 57% des TPE valorisent des ressources locales. Les principales ressources utilisées sont des matières premières et produits du terroir, le patrimoine naturel, architectural et culturel ainsi que la main d’œuvre qui dispose d’un savoir-faire spécifique et local.
Les emplois offerts font davantage appel à l’esprit d’initiative des travailleurs, ils sont moins cloisonnés dans une seule définition de tâche
Le climat de travail y est généralement satisfaisant
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Elles contribuent au développement culturel des communautés
Elles facilitent parfois la conciliation de la famille et du travail
2. Des pistes d’intervention visant à favoriser le développement des entreprises rurales et leur implantation dans ce milieu sont proposéesA partir de l’analyse des témoignages recueillis auprès des différents acteurs ruraux rencontrés et de leur point de vue plus particulièrement envers des solutions à apporter pour favoriser la propension à entreprendre en milieu rural, il a été possible d’émettre une série de recommandations susceptibles de répondre à cette attente. Celles-ci s’adressent principalement à trois types d’acteurs : les mandataires locaux, les nombreux acteurs de développement rural et les autorités supérieures, notamment compétentes en matière d’enseignement. Les recommandations présentées ici succinctement sont davantage détaillées dans les tableaux de synthèse, téléchargeables via le lien indiqué en bas de page.
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3. Un profil type de l’entrepreneur rural wallon est établi en quelques mots…
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4. Facteurs de localisation : motivations des investisseurs vis-à-vis du milieu rural
En ce qui concerne les motivations à s'implanter en milieu rural, il ressort clairement que le cadre de vie agréable et le mode de vie (travail à domicile, natif du milieu rural et donc proximité de la famille) prévalent sur les possibilités de promotion (dynamisme de la région, concurrence réduite), d'amélioration des revenus (existence d'un marché potentiel, proximité d'une ville de grande importance) ou de facilités au fonctionnement de l'entreprise (proximité des partenaires, des ressources exploitées, infrastructures routières).
Le cadre de vie agréable semble être l'atout principal jouant en faveur de l'attractivité des campagnes bien avant la recherche d'avantages économiques et techniques. Pour l'activité privée, la recherche de profits économiques et techniques n'est donc pas l'élément majeur ou est en tout cas, plus faiblement ressenti. Le projet entrepreneurial s'inscrit donc davantage dans un projet plus large qui correspond à un véritable projet de vie. Il ressort d'ailleurs une volonté affirmée de la part des chefs d'entreprise de garder un caractère artisanal à leur activité. Cette situation n'est pas originale et confirme bien la multitude de travaux français effectués jusqu'à présent [Chevalier, 2005 – Saleilles, 2005].
Quelques éléments du contexte économique peuvent être considérés comme susceptibles d'avoir un impact sur la décision de la création d'entreprise. En choisissant le milieu rural pour installer leur entreprise, les investisseurs évitent des surcoûts fonciers. La demande locale peut également déterminer la localisation des nouvelles entreprises. D'autres éléments du contexte économique ont été mis en évidence. Une forte présence de petites entreprises et une population dense et en croissance (dynamisme de la région) affectent positivement la création de nouvelles entreprises. Pour respectivement 38 et 50% des entrepreneurs des secteurs du bois et des loisirs, la proximité des ressources exploitées a été déterminante pour le choix du lieu d'implantation de l'entreprise.
Alors que la localisation de l'entreprise pourrait s'insérer dans le cadre d'une stratégie de réduction des coûts de transport, en s'implantant à proximité d'infrastructures de transport de qualité, il ressort de l'étude que ces éléments ne sont que très peu pris en considération par les entrepreneurs. Nos résultats confirment l'étude menée par Janssen (2003) qui n'a pas constaté d'effet significatif du niveau de développement des infrastructures routières, moyens de transport et réseaux de communication (internet, GSM) sur la croissance entrepreneuriale.
Des facteurs institutionnels, tels que les aides publiques à la création, la gestion des infrastructures ou la fiscalité réduite semblent ne pas influer sur les stratégies de création et les processus de mise sur pied de nouvelles entreprises.
L’étude détaillée est disponible via les fichiers ci-dessous : |


















Elles maintiennent l’offre de services variés et répondent à une demande locale
Elles participent à la vitalité sociale des territoires par un tissage relationnel

