Restauration et gestion de la biodiversité

Plan d’actions pour la conservation de la flore cupro-cobalticole au Katanga (RDC)

Ce projet vise à conserver la diversité de la flore cupro-cobalticole du Katanga et à compenser les impacts résultant de l’exploitation minière. La stratégie développé comprend des actions de conservation in-situ et ex-situ parmi lesquelles on peut citer : la délimitation de zones protégées et de micro-réserves, la reconstruction d’écosystèmes via le transfert de carpettes de végétation et de sol, la translocation d’espèces, la gestion du sol superficiel et finalement la mise en place d’une banque de graines pour les espèces les plus menacées. Toutes les informations relatives à ce projet sont disponibles sur le site www.copperflora.org.

Responsable(s) : Soizig Le Stradic, Maxime Séleck, Grégory Mahy

Contact: soizig.lestradic@ulg.ac.be, maxime.seleck@ulg.ac.be

 

Caractérisation de la niche édaphique des espèces métallicoles des gisements cupro-cobaltifères du Katanga en vue de leur conservation et de leur valorisation dans des stratégies de phytostabilisation

L’Arc Cuprifère Katangais (RD Congo) présente succession d’affleurements isolés riches en cuivre qui hébergent une flore unique constitué de plus de 600 espèces végétales (dont 32 espèces endémiques strictes et 24 endémiques larges) appelées métallophytes. Ce type de végétation est considéré comme un exemple remarquable de processus d’adaptation et intéresse les biologistes  depuis plusieurs décennies. Toutefois, les métallophytes du monde entier sont aujourd’hui menacées par les activités minières et les espèces katangaises ne font pas exception. Par conséquent, il est nécessaire de préserver ce patrimoine génétique unique en vue de la restauration future de ces écosystèmes. De ce fait, cette thèse vise trois thèmes: Identifier les niches édaphiques réalisées et fondamentales des espèces végétales cupro-cobaltifères du Katanga à partir des relevés sol-végétation et des données expérimentales ; tester l’adaptation physiologique de quatre espèces endémiques tolérant les métaux lourds (Cu-Co) ; et évaluer la capacité de régénération et de survie des ces espèces sur des sols pollués en métaux lourds (par les activités d’exploitation minière).

Responsables : Sylvain Boisson, Grégory Mahy

Contact: Sylvain.Boisson@ulg.ac.be

 

Résistance, résilience, et filtres à la restauration d’écosystèmes forestiers en zone périurbaine tropicale : cas du Miombo dans la région de Lubumbashi, RDC

Descriptif : Ce projet se place en amont du processus de restauration proprement dit et vise : 1) l’analyse de la résistance et de la résilience des systèmes écologiques liés à la forêt claire dans le contexte périurbain ; 2) la compréhension des principaux filtres à la régénération et à l’installation d’espèces natives du Miombo Katangais dans les écosystèmes issus de la perturbation de la forêt claire.

Responsables : Aurélie Hick, Grégory Mahy, Pierre Meerts (ULB)

Contact : aurelie.hick@ulg.ac.be

 

Appui à la restauration et à la conservation de la biodiversité en carrière.

L’industrie de l’extraction minérale (carrière, mine) est un secteur en prise directe avec les problèmes de restauration écologique. L’extraction minérale crée des habitats dénudés de végétation caractérisés par des contraintes environnementales fortes. Les récents développements en biologie de la conservation proposent de promouvoir le développement de la biodiversité dans ces habitats anthropogènes en complément indispensable à la conservation en zones protégées. De plus, il y a une vraie demande des industriels d’accroitre les performances biodiversité car elles font maintenant partie des processus environnementaux classiques dans les industries.

Responsables : Carline Pitz, Maxime Séleck, Soizig Le Stradic, Mélanie Harzé, Sylvain Boisson, Arnaud Monty, Grégory Mahy

Contact: carline.pitz@ulg.ac.be

 

Une approche fonctionnelle pour accroître le succès de restauration écologique en carrière.

Bien que différant des écosystèmes naturels, les carrières, ces nouveaux écosystèmes anthropiques (‘novel ecosystems’,‘emerging ecosystems’) peuvent, dans certains cas, être considérés comme des habitats analogues à des habitats naturels et constituer des opportunités dans le cadre de la conservation de la biodiversité. La diversité biologique des habitats analogues peut dériver de processus spontanés de recolonisation ou faire l’objet d’interventions actives. Dans tous les cas, un des défis majeurs est de combiner l’émergence de communautés d’espèces remplissant des objectifs de qualité biologique et de services sociétaux, tout en limitant l’expansion des espèces invasives.

Concrètement, ce projet vise à accroître le succès de restauration écologique en carrière en se concentrant particulièrement sur les carrières liées à l’industrie du granulat en Région Wallonne et en se focalisant sur la restauration de pelouses sèches. En effet, la création/restauration de pelouses sèches peut accroître significativement les performances du fait de leur richesse spécifique et de leur support en tant qu’habitat pour une entomofaune riche.

Le projet se déroule en deux étapes clés :

  1. Comparaison des traits fonctionnels des communautés spontanées retrouvées en carrières avec l’habitat analogue (pelouses sèches).
  2. Tests de semis:

–          Quels sont les traits des espèces performantes?

–          La diversité fonctionnelle influence-t-elle la résistance à l’invasion?

Responsables : Carline Pitz, Arnaud Monty, Grégory Mahy

Contact: carline.pitz@ulg.ac.be