L’agriculture urbaine est une arme accessible à tous pour combattre le réchauffement climatique. La part actuelle de la population mondiale à habiter en zone urbaine est de 54%. Ce chiffre dépasse les 98% en Belgique. Les techniques de production en agriculture urbaine sont très variées et peuvent être mises en place chez n’importe quel particulier, entreprise ou projet d’urbanisation, de l’échelle du citoyen à l’échelle de la région.

Bien plus qu’une mode ou un hobby pour écologistes, l’agriculture urbaine participe de façon importante à répondre aux grands défis du 21ème siècle et le défi de régulation du climatique est particulièrement lié au développement à grande échelle de l’agriculture urbaine.

Souvent plus respectueuses de l’environnement par leurs pratiques agricoles écologiques, les productions d’agriculture urbaine participent à la diminution des émissions de gaz à effet de serre liés à la consommation alimentaire des villes. C’est notamment le cas par la mise en place de circuits courts qui évitent à nos aliments de faire plusieurs milliers de kilomètres avant d’arriver dans nos assiettes. Cette forme d’agriculture fournit des aliments de saison, avec peu d’intrants chimiques, peu transformés et dont le circuit de distribution est bien moins gourmand en énergie (notamment pour la conservation). L’intégration de l’agriculture urbaine dans les stratégies d’économie circulaire de nos villes et entreprises participent également à diminuer ces émissions de gaz à effet de serre en réutilisant l’eau, la chaleur fatale et divers déchets urbains (compostage, plastique recyclé, BRF, …). La marge de progression de l’agriculture dans les villes du futur est énorme puisque celle-ci a été de plus en plus délocalisée ces dernières décennies et son impact sur la lutte contre le réchauffement climatique peut être très important quand on sait que l’agriculture représente à elle seule 24% des émissions de gaz à effet de serre.

AFOLU

source : GIEC – ipcc.ch


Même selon les meilleurs scénarios du GIEC, les perturbations actuelles du climat couplées aux autres grands défis du 21ème siècle auront un impact important sur la sécurité alimentaire de nos grandes villes. Celles-ci sont extrêmement dépendantes des importations. Ainsi, en développant de façon substantielle l’agriculture urbaine, nous rendons nos villes plus résilientes aux différentes crises futures. Ce développement est urgent car il ne se fera pas en un jour et que la population mondiale urbaine est en forte augmentation (9,6 milliards d’hommes sur Terre, dont 75% habiteront en ville d’ici 2050).

Enfin, comme toute végétalisation urbaine, l’agriculture diminue les effets d’ilots de chaleur avec deux conséquences positives :

  1. les canicules de plus en plus nombreuses seront plus supportables pour les citoyens,
  2. les besoins énergétiques de nos divers systèmes de refroidissement (air conditionnés, réfrigérateurs, ventilateurs, …) seront moindres.